jeudi , 27 juillet 2017

Portrait #1 : Mario Draghi aux manettes de la BCE

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Mario Draghi est le premier portrait que nous allons dresser dans le cadre d’une série des hommes forts de l’économie mondiale. Après un long passage en Italie puis chez Goldman Sachs, il devient en 2011 président de la BCE, l’institution monétaire de l’Union Européenne. Retour sur son parcours.

Portrait Mario Draghi

Un parcours sans faute, ou presque…

Mario Draghi est un économiste et banquier italien bardé de diplômes. Après un Ph. D. au fameux M.I.T. (Massachussetts Institute of Technology) à Cambridge – Etats-Unis, il travaille pour la Banque Mondiale puis pour le trésor italien. Il met en oeuvre un programme de réduction de dépenses et de privatisations pour éviter à l’Italie de tomber en faillite. Puis vient une parenthèse -souvent sujette à polémique – chez Goldman Sachs avant de tenir les rênes de la Banque d’Italie. Super Mario remet cette dernière sur les rails alors qu’elle est empêtrée dans un scandale financier.

Mario Draghi sauve la zone euro

En 2011, à l’age de 64 ans, Mario Draghi est arrivé aux manettes de la Banque Centrale Européenne, et cela pour une durée de 8 années. Il succède au francais Jean-Claude Trichet. Dès sa première année d’exercice, il prend trois décisons majeures qui permettent à l’Europe financière de reprendre son souffle: il prête près de 500 milliards d’euros aux banques européennes pour une durée de 3 ans, puis baisse les taux d’intérêts d’un quart de point. Enfin, il annonce au milieu de l’été 2012 que la Banque Centrale Européenne rachètera les emprunts des Etats fragilisés de manière illimitée. Il s’est ainsi révélé être un acteur majeur du sauvetage de la zone euro.

Draghi, un homme respecté

Formé chez les jésuites, Mario Draghi est un homme de centre-gauche sur l’échiquier politique italien. Il est discret, volontariste, très professionel et s’est fait respecté par tous les acteurs clés en Europe. Sa nomination à la tête de la BCE n’aurait pas été envisageable sans les appuis de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel. Le soutien de cette dernière est décisif; nul doute que leur détermination à sauver l’europe et l’euro ainsi que leur pragmatisme exacerbé les rapprochent tout naturellement dans leur bataille commune pour la défense de l’Europe.

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